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Petit déjeuner ADEZAC du 2 octobre 2008 : L'OUVERTURE DE L'UNIVERSITE VERS L'ENTREPRISE
Avec la participation de :
Madame Sylvie GIBOUDAUD, du CFA UNION
Messieurs Didier FAYARD,
Vice président de l’Université de Paris Sud XI Philippe MASSON,
Doyen de la Faculté des Sciences de l’Université de Paris Sud XI et la commission Relation Entreprises / Université-Grandes Écoles Ce petit déjeuner, organisé par Hamid Boulenouar, Responsable de la Commission Université Entreprises de l'Adezac, fait le point sur les relations de plus en plus fortes tissées entre les entreprises du territoire et le pôle universitaire de Paris Sud.
Monsieur Philippe Masson, Doyen de l’Université de Paris Sud XI, remercie tout particulièrement la Commission constituée des membres de l’Université et de l’ADEZAC qui, depuis plusieurs années, se réunit régulièrement.
Il se félicite des différents petits déjeuners qui permettent de confronter en temps réel les points de vue des chefs d’entreprise et du monde universitaire.
L'Université Paris-Sud couvre 3 départements du sud francilien : Essonne (parc immobilier, étendu sur 210 ha à Orsay), Hauts de Seine et Val de Marne. Bien que plus connue pour ses pôles scientifique et médical, elle couvre aussi d’autres domaines pluridisciplinaires.
Monsieur Philippe Masson explique que l’université s’ouvre de plus en plus au monde industriel et aux entreprises : avec une offre de plus en plus large de compétence et savoir faire dans les domaines technologiques, l’Université souhaite renforcer et développer son partenariat avec les entreprises.
Didier Fayard, vice président de l’université donne des précisions pour cette année universitaire (2007-2008) :
ü L’apprentissage (instauré en 1992) a fourni 962 apprentis repartis en 40 formations
ü Les apprentis sont accueillis principalement par les petites entreprises (contrat CIFRE de 3 ans),
ü Il y a un renouvellement permanent de ces formations : certaines sont fermées s’il n’y a pas de débouché, d’autres sont créées en fonction des besoins,
ü Dans la licence professionnelle, la moitié des étudiants sont des apprentis,
ü Les entreprises peuvent signer des contrats de partenariat avec des thésards (doctorat conseil) ou des élèves de 2e année de doctorat (bac + 6). Le SAIC est le service qui embauche pour le compte de l’Université et facture ensuite l’entreprise.
ü Une «Maison des Entreprises» devrait bientôt voir le jour pour assurer l’ouverture du monde de la recherche sur celui de l'économie.
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Pour renforcer son partenariat avec les entreprises, l’Université :
A créé le dispositif «Doctorant-Conseil» : des doctorants sont
mis à disposition des entreprises pour la recherche et l’analyse documentaire, la veille technologique, l’audit et le conseil méthodologique, la formation… Leur mission couvre une période de 1 à 32 jours et est formalisée par un contrat de prestation avec l’université.Met à disposition le service «SAIC» en charge de :
- Gérer les licences, la création d’entreprise, le transfert de technologie et de savoir-faire via des contrats de recherche,
- Promouvoir et organiser la valorisation de la recherche avec les partenaires institutionnels (Ministère de la Recherche, Conseil Régional, CGs, OSEO, CRITT, INPI, IncubAlliance…)
- Initier et structurer les partenariats entreprise / laboratoire
- Monter et gérer des contrats européens
Les objectifs de l’Université sont :
- Simplifier l’accès des entreprises à l’université,
- Dynamiser la création de valeur,
- Sensibiliser toujours plus les étudiants à l’entreprenariat,
- Augmenter la synergie Université / Entreprise.
Pour élaborer une vision commune de la recherche, de la formation, de la création d’emploi et d’entreprise, la Commission s’appuie sur ses membres (ADEZAC, Université, SAIC, Courtabœuf Développement, CRITT CCST et CCI Essonne) et ses sous-commissions «Innovation, transfert de technologie» et «Formation ».
Contacts :
La présentation terminée, les invités et Monsieur Hamid Boulenouar répondent aux questions et apportent des témoignages sur l’efficacité de ce partenariat :
- La Société ECOMESURE, spécialisée dans l’environnement a pu renforcer son équipe de 15 personnes avec 2 étudiants en IUT de mesures physiques et un stagiaire.
- Monsieur Patrick Bougeard, du Laboratoire Français de Biologie (LFB) qui regroupe 2500 personnes, emploie des étudiants en contrat CIFRE. Il remarque néanmoins qu’il est difficile d’obtenir les dates des formations plus de 4 mois avant la date limite du dépôt du dossier au Fongecif. Monsieur Didier Fayard lui précise que, pour les formations longues, les dates sont connues longtemps à l’avance et que seulement les formations courtes (une ou deux semaines) présentent cet inconvénient. Monsieur Philippe Masson s’engage à apporter des améliorations en fonction de la demande.
- A la question sur les filières sans débouchées et avec débouchées dans les 5 ans à venir, Monsieur Philippe Masson précise que toutes les universités sont confrontées à cette question et qu’il est difficile de prévoir à BAC + 5 les besoins et les tendances.
- Un système est en place pour concilier aspirations, compétences, formations, capacité à poursuivre des études supérieures pour les étudiants. Toutefois l’Université a besoin de dialoguer avec les entreprises pour mieux cerner les débouchés et organiser les formations. C’est l’objectif de la réforme des universités engagée le Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur.
- M. Alain Romier, de la société FAIRCO évoque la difficulté des sujets qui ne trouvent pas des étudiants ou des interlocuteurs correspondants à l’attente des entreprises. Cette difficulté découle à son avis d’un souci de communication entre les différents départements de Paris Sud
A la fin du petit déjeuner M. Hamid Boulenouar remercie très chaleureusement Monsieur Philippe Masson et son prédécesseur qui ont participé assidûment à chaque réunion mensuelle Université Entreprises de l'Adezac.
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